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Please use this identifier to cite or link to this item: http://hdl.handle.net/1834/2885

Title: Mise en oeuvre de mesures de conservation et gestion durables des ressources halieutiques : le cas du Sénégal
Corporate Author: Ministère de la Pêche, Dakar (Senegal)
ENDA, Dakar (Senegal)
Programme des Nations Unies pour l'Environnement, Nairobi (Kenya)
ASFA Terms: Fish consumption
Commercial fishing
Demersal fisheries
Artisanal fishing
Fishermen
Fishery industry
Fishery management
Fishery regulations
Fishery resources
Issue Date: 2004
Publisher: Programme des Nations Unies pour l'Environnement, Nairobi (Kenya)
Citation: Document scientifique du CRODT
Series: Pêche et environnement
Abstract: La pêche occupe une place importante dans l’économie et la société sénégalaises. En effet, elle est une activité multifonctionnelle qui contribue à la fois à l’équilibre de la balance des paiements du Sénégal, à la résorption du chômage et à la satisfaction des besoins alimentaires de la population sénégalaise. Malgré son importance, le secteur de la pêche est confronté à de graves déséquilibres socio-économiques et environnementaux qui résultent de la surexploitation des ressources halieutiques et de l’utilisation de certains modes d’exploitation néfastes. Il en découle des difficultés d’approvisionnement des marchés locaux et une diminution de l’apport en protéine des populations tributaires de la pêche. En outre, la forte propension à l’exportation de produits halieutiques du secteur de la pêche au Sénégal a conduit à une réorientation de l’effort de pêche des espèces consommées localement (les pélagiques) vers les espèces exportées (les démersaux) qui ont une valeur ajoutée plus élevée. C’est cette situation qui a conduit à une surexploitation des espèces démersales côtières tout en créant des tensions sur les prix des espèces consommées localement. De plus, la surpêche induit un appauvrissement d’une majeure partie de la population car la pêche constitue la première source de création d’emploi au Sénégal. C’est dans ce contexte social et économique qu’est intervenu le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) en collaboration avec Enda Diapol et le CRODT/ISRA (Centre de Recherches Océanographiques de Dakar-Thiaroye) et le Ministère de la Pêche, pour faire une étude-pays sur « les impacts socio-économiques et environnementaux des politiques liées au commerce dans la gestion durable des ressources halieutiques au Sénégal », pour concilier la recherche d’une compétitivité externe avec la libéralisation du commerce, la gestion durable des ressources et la satisfaction des besoins alimentaires de la population sénégalaise. Les résultats et recommandations de cette étude ont été publiés et restitués sur le terrain auprès des acteurs à la base pêcheurs. L’objectif de ce projet est de formuler un plan d’action qui contribuerait à une meilleure préservation et valorisation des ressources halieutiques au Sénégal. Les deux mesures figurant dans le plan d’action de ce projet sont une recherche complémentaire sur la réglementation de l’accès à la ressource pour la pêche artisanale, et la mise en place d’un « cadre de concertation » sur la réglementation des pêches. La première partie de ce rapport explique la démarche méthodologique qui sous-tend ces deux axes de travail. Cette démarche est essentiellement basée sur la participation du plus grand nombre d’acteurs dans les consultations et se traduit par l’organisation de rencontres non seulement dans la phase préparatoire mais aussi pendant la mise en oeuvre et avant la diffusion des résultats. La deuxième partie présente la recherche sur la réglementation de l’accès à la ressource pour la pêche artisanale. Cette recherche se déroule en différentes étapes dont l’organisation des débats, la considération de la perception générale des acteurs à la base sur la réglementation des pêches et les propositions faites par ceux-ci pour une éventuelle réglementation de l’accès à la ressource. Ces propositions tournent autour de la mise en place d’un système de concession de droits d’accès à la ressource, du cadre approprié pour la gestion de la concession par son récipiendaire, de la considération des acteurs concernés, de la délimitation territoriale de cette concession, et du paiement de droits d’accès à la ressource. Ces propositions sont complétées par les autres conditions et mesures d’accompagnement préconisées par les acteurs à la base. En ce qui concerne les propositions relatives au paiement de droits d’accès à la ressource, l’accent a été mis sur le choix des critères pour déterminer le coût du droit d’accès à la ressource. Il s’agissait également de prévoir des dispositions pour une bonne fonctionnalité dudit système. La troisième partie du rapport présente le cadre de concertation sur la réglementation de la pêche au Sénégal. Les sous-parties qui y figurent font état de la réglementation non appliquée, des engins autorisés dans les eaux maritimes sous juridiction sénégalaise, des tailles minimales de capture et des zones de pêche. La non-application de la réglementation concerne en particulier l’utilisation d’engins de pêche interdits (présentés dans cette partie) et la capture des espèces à des tailles non-autorisées. Sont également présentées les propositions de révision de la réglementation pour la rendre plus conforme à une meilleure préservation des ressources halieutiques. Un des principaux buts de ce projet était d’aboutir à une plus forte implication des acteurs à la base, des élus locaux, de l’administration locale et du pouvoir judiciaire dans la mise en oeuvre d’un système de concession de droits d’accès à la ressource. Pour ce faire, il a fallu fixer les critères d’appartenance à la profession « pêcheurs » et déterminer le montant et le mode de paiement de droits d’accès à la ressource pour la pêche artisanale. D’autres mesures relatives à la réglementation de l’accès à la ressource pour les embarcations artisanales ont également été revisitées. Toutefois, avant la mise en place du système de concession, il sera nécessaire de trouver des solutions aux situations de crise que connaît aujourd’hui le secteur de la pêche au Sénégal pour lutter contre la dégradation de l’espace marin causée par la pêche industrielle et les usines. Les recommandations formulées pour une amélioration de l’application de la réglementation des pêches au Sénégal concernent à la fois la pêche artisanale et la pêche industrielle. Pour la pêche artisanale, les recommandations faites ont pour finalité de rendre plus coercitives les mesures sanctionnant les acteurs qui transgressent de telles interdictions. Des sanctions exemplaires doivent être appliquées à cet effet. De plus, des activités de formation, de sensibilisation et de concertation sont fortement recommandées par le cadre de concertation pour rendre opérationnelles les mesures d’interdiction contenues dans la réglementation concernant certains engins de pêche. Par ailleurs, des mesures commerciales sont préconisées pour interdire la commercialisation et l’utilisation du monofilament et l’élargissement de cette réglementation au niveau sous-régional. Pour la pêche industrielle, la recommandation majeure formulée concerne la mise à disposition de chaque navire d’un observateur, et pourvoir ce dernier d’une autonomie et indépendance vis à vis du navire. Le cadre de concertation recommande aussi d’élargir la zone côtière interdite au chalutage. En ce qui concerne les tailles minimales de capture, un ajustement scrupuleux de la réglementation est recommandé afin qu’elle soit en conformité avec les constats formulés par les missions de recherche. Il est également espéré que la nouvelle réglementation au niveau de la pêche artisanale amènera par la suite une réduction progressive des quotas établis dans les accords de pêche.
URI: http://hdl.handle.net/1834/2885
Related document: http:/www.unep.ch/etu
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